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March 2010
My sincere thanks to Marie Eve Gardère for the critique which follows, first in her original french version, followed by the english version.
http://www.gianneharper.com/
"J’ai
rencontré Gianne à Rome, il y a vingt ans. Elle était
alors artiste en résidence à l’Académie américaine.
Nous sommes liées, depuis, d’une très grande amitié.
Pour Gianne
Harper le monde est un mystère à déchiffrer dans les
correspondances entre les couleurs et les formes. Son regard participe
d’une intuition qui fait d’elle une sorte de magicienne. Son
œuvre évoque une réalité supérieure et invite
le spectateur à un véritable déchiffrement. Elle donne
à l’idée une forme sensible, son intention est mystérieuse,
peut-être métaphysique ou même mystique. Le sujet est un
prétexte, il est perçu comme un signe. Les titres de ses tableaux
ne sont souvent qu’indicatifs et ne constituent pas de programme. En
transposant une image concrète dans une réalité abstraite,
l’œuvre de Gianne devient alors profondément
décorative.
Gianne Harper
s’engage d’abord à créer des impressions, mais un
souci de rigueur l’infléchira bientôt vers la recherche
d’une technique tout à fait personnelle. Parce que le style,
disait Marcel Proust, est affaire non de technique mais de vision,
l’architecture de la peinture de Gianne est secrète mais souveraine,
et n’exprime souvent que son propre mystère.
La recherche de
Gianne Harper va vers un langage qui résumerait parfums, sons et couleurs.
Un monde sensoriel idéal. Son art est, je trouve, hiératique. Sa
peinture est proche de la musique de Claude Debussy, de l’écriture
romanesque de Joris Karl Huysmans et de la poésie de l’immense Paul
Valéry dont le Mes vers ont le
sens qu’on leur prête pourrait fort bien s’appliquer aux
pastels de Gianne.
Son œuvre
n’est en rien une question d’atmosphère, elle porte une force
d’expression incomparablement plus puissante. On pourrait dire
qu’elle est légère par gravité, une sorte de voie
d’accès à l’être même des choses, comme
la possibilité d’ouverture d’une porte étroite sur la
vérité du monde."
Marie Eve Gardère
Rome, mars 2010
(image: Chute, pastel, 2009)
"I met Gianne in Rome 20 years ago. At that time, she was an artist in residence at the American Academy of Rome. Since that time, we have developed a great friendship.
For Gianne Harper, the world is a mystery to unravel within the connections between colors and forms. Her vision, along with a certain intuition makes her a kind of magician. Her work evokes a superior reality and invites the spectator to a true personal interpretation. She gives a sensitive idea to a form; her intention is mysterious, perhaps metaphysical, or even mystical. The subject is a pretext, and it is seen as a sign. The titles of the paintings are often only indicators and constitute neither schema nor anecdote. By transposing a concrete image into an abstract reality, the work of Gianne becomes, by consequence, profoundly decorative.
Gianne Harper works primarily to create impressions, but her rigorous concern implodes quickly to the search of a completely personal technique. Because style according to Marcel Proust, is an affair not only of technique, but also of vision, the architecture of Gianne's paintings is secret but sovereign, and often expresses only it's own mystery.
The vision of Gianne Harper seeks a language that embodies smells, sounds and colors. An ideal sensorial world. Her art is, I find, hierarchical. Her painting is close to the music of Claude Debussy, the romantic writings of Joris Karl Huysmans and the immense poetry of Paul Valéry, who's My verses have the sense that one gives them could very well apply to the pastels of Gianne.
Her work is not only a question of atmosphere; it carries a much more powerful and incomparable force of expression.
One could say that the work is light in it's heaviness, a sort of entrance to the 'being' of things, like the possibility to open a door to a narrow passageway towards the truth of the world."
Marie Eve Gardère
Rome, March 2010
(image: Chute, pastel, 2009)
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